Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Saint Gervais

13, rue des barres, 75004 Paris

Orgue de tribune OdC >

Organiste titulaire Aude Heurtematte, Nicolas Bucher, Gaétan Jarry Grellety Bosviel, Elise Friot (les offices de semaine) Concerts Le premier samedi du mois à 16h (septembre-juillet) Site de la paroisse Samedi à 18h30, Dimanche à 11h Vidéo Frédéric Muñoz photos GO : Jeroen de Haan Autres photos : Victor Weller
St-Gervais-St-Protais est l’un des plus anciens lieux de culte de Paris (VIe siècle) et aussi l’une des premières paroisses de la rive droite. L’église actuelle, bâtie aux XVIe et XVIIe siècles dans le style gothique flamboyant, a vu sa façade achevée en 1620 : c’est le tout premier exemple du style classique à Paris. Aujourd’hui, Saint- Gervais-Saint-Protais est confiée à la Fraternité Monastique de Jérusalem, dont la maison-mère se trouve ici, à Paris.
A4 L'orgue de St Gervais est l'un des plus anciens de Paris. Il a été construit par François-Henri Clicquot entre 1766 et 1768, en remplacement d’un instrument dont la construction a débuté en 1600 par Languedul et qui a été plusieurs fois remanié par Thierry. Lors de la construction du nouvel instrument, Clicquot a utilisé des parties de l'ancien orgue. Il a eu la chance d’être préservé de toutes modifications au cours des XIXème et XXème siècles, grâce à l’exemplarité des curés et titulaires de l’époque qui avaient conscience de la valeur matérielle et historique de l’orgue. Relevé en 1812 et 1843, par Dallery, il fut restauré en 1920- 1924 et 1967-1973. La plupart des 41 jeux sont anciens, ce qui est extraordinaire pour un orgue parisien. 17 jeux sont du 17ème siècle, 15 jeux sont du 18ème siècle et 5 jeux ont été reconstruits en 1974. De plus, toute la soufflerie est d’origine. 1600-1603 Un nouvel orgue fut réalisé par Matthijs Langhedul (21/II avec première octave courte). L’église n’étant pas achevée, l’instrument fut placé dans la tribune du transept sud. L'orgue comporte alors une vingtaine de jeux répartis sur deux claviers de 45 notes chacun (avec octaves courtes) et un pédalier de 9 notes. C’est la base de l’instrument actuel. Le buffet devait ressembler à celui que l’on voit aujourd’hui mais avec trois tourelles d’égale hauteur. 1628 L’église est achevée et l’on confie le transfert de l’orgue dans la nouvelle tribune en fond de nef au facteur Pierre Pescheur. Un Positif de Dos reçoit la division de Positif, la mécanique est refaite ainsi qu’une nouvelle console en fenêtre. L’octave courte est étendue pour obtenir 49 notes aux claviers manuels et un accouplement des deux claviers est ajouté. Quelques modifications sont apportées pour renforcer la composition de l’orgue et l’adapter à son nouvel emplacement: Mise en place d'un clavier de dessus de Récit faisant jouer le Grand Cornet Vrgs du GO, prolongement de la Montre (en 12') jusqu'à l'ut 1 de 16', modification des plein- jeux, remplacement des jeux d'anches en fer blanc par de la tuyauterie en étain, ré-harmonisation. 1649-1659 Pierre Thierry rajouta une division d’Echo avec 7 jeux, ajouta un Nasard et une Tierce neuve au Positif, ajouts de jeux à la Pédale. Les tailles de plusieurs jeux sont également grossies. Installation d'un Ut # 1 au Positif, GO et Pédale afin d'y mettre en place un ravalement au La 0. Mise en place d'un clavier d’Écho et d'une tirasse GO mobile, c’était là une grande nouveauté. L'orgue comporte alors 35 jeux répartis sur 4 claviers et un pédalier. 1676-1685 Restauration par Alexandre Thierry. Un Cornet de Récit est ajouté ainsi qu’un Bourdon 16’ et une Quarte de nazard 2' au Grand-orgue et un Larigot 1 1/3' au Positif. Le diapason est remonté d’un demi-ton (Si#). L’étendue des claviers manuels est portée à 51 notes pour le Grand-orgue et le Positif. 1714 François Thierry rajoute une Trompette 8’ au Récit sur une chape laissée libre au Grand-orgue par la suppression de la Flûte 4’. L’octave grave posté de l’Echo est supprimé pour faciliter l’entretien de la mécanique et améliorer le toucher. Les volets du grand corps de buffet sont supprimés. 1758-1768 Une grande restauration de l’orgue fut entreprise, d’abord par Louis Bessart, puis par François-Henri Clicquot à la mort de Bessart en 1764. Le buffet fut restauré et rehaussé dans l’état où on le voit aujourd’hui. La disposition générale de l’orgue fut revue mais le réemploi d’une partie importante de l’ancien matériel (sommiers, tuyauterie notamment) marquait une transition « douce » de l’instrument. En 1769, Clicquot remplace le Cromorne 8' du Positif par un neuf. En 1778, remplacement de la Flûte 4' du Positif par un Clairon 4'. L’entretien fut assuré par Clicquot jusqu’à sa mort en 1790 puis par son associé Pierre Dallery. L’orgue échappa de justesse à la disparition pendant la fermeture de l’église à la Révolution. 1811 Relevage par Pierre-François Dallery. Les mixtures du Grand- orgue et du Positif furent enlevées, ainsi que le Larigot 1 1/3' du Positif. Le Grand-Orgue reçoit en outre une deuxième Trompette 8' (grosse Trompette). Le Positif est pourvu d'un Basson-Clarinette 8' fait de tuyaux de récupération (Clicquot ?) et la tuyauterie du Larigot sert en partie à confectionner un dessus de Flûte 8'. 1843/54 Louis-Paul Dallery restitue un Plein jeu VIrgs au GO et un Plein jeu Vrgs au Positif. Les 15 premiers tuyaux de la Montre 16' sont également changés. En 1854, il remplace un tuyaux de la Montre 16' en façade, endommagé lors d'un début d'incendie. 1909 Joseph Gutschenritter remet l'orgue en service avec un réglage de la mécanique et un nettoyage général de l'ensemble de la tuyauterie. La deuxième Trompette 8' du GO est déposée. Ses tuyaux sont ré-utilisés pour remplacer les tuyaux trop endommagés de la première Trompette 8' du GO ainsi que de la Trompette 8' de Pédale. Les cheminées des Bourdons sont coupées au profit de calottes mobiles. 1921-1923 L’orgue, qui avait subi des dommages lors d’un orage qui inonde les voûtes de l'église et du bombardement de l’église en 1918, fut réparé par Louis Beasse: Les six soufflets cunéiformes sont supprimés au profit d'une soufflerie moderne avec réservoirs à tables. Ré-haussement du bloc claviers. Un pédalier à l'allemande est mis en place ; le pédalier à la française étant toutefois conservé. Modification de la traction de la Pédale. Plusieurs rangs de tuyaux restent muets cependant, de même les échanges de tuyaux dans les jeux d'anches perdurent. 1949-1967 Relevage par Louis-Eugène Rochesson: reclassement des jeux d’anches, réouverture des tuyaux bouchés du Plein-Jeu du GO un Nasard 2 2/3' fait de tuyaux de récupération est également posé sur une chape vide du GO. 1968-1974 Restauration par Danion-Gonzalez. L’objectif était de restituer la disposition de 1768. Au Grand-orgue le Plein-Jeu IX a été reconstruit à neuf suivant les dispositions relevées sur le faux-sommier d’origine fort heureusement conservé. La Deuxième Trompette 8' de Dallery est toutefois conservée. Création d'une chape à flan de sommier pour la Voix Humaine 8'. Au Positif, le Plein-jeu de Dallery est maintenu, un dessus de Bourdon 8’ à cheminée est posé et le Basson- Clarinette 8’ est remplacé par un nouveau Larigot 1’. Construction d'une nouvelle mécanique. L’étendue de Pédalier est portée à 27 notes. Décapage du buffet. Tous les jeux retirés sont conservés à l’intérieur du buffet. 2000 Mulheisen effectue un nettoyage des tuyaux à bouche, nettoyage partiel des tuyaux d'anches. Diverses réparations et réglages mécaniques. Accord général, ajustement du tempérament.

composition

Source
L’église bombardée, 29 mars 1918
1603 - Matthijs Langhedul (1) 1628 - Pierre Pescheur (5) 1649/59 - Pierre Thierry (2) 1676/85 - Alexandre Thierry (5) 1714 - François Thierry (5) 1758/68 - Louis Bessart & François-Henri Clicquot (3a) 1811 - Pierre-François Dallery (5) 1843/58 - Louis-Paul Dallery (6) 1909 - Joseph Gutschenritter (6) 1923 - Louis Beasse (5) 1949/67 - Louis-Eugène Rochesson (6) 1968/74 - Danion - Gonzalez (4) 2000 - Muhleisen (6)

V/41 - traction mécanique

composition

Cet instrument fut l’orgue de 7 membres de la famille Couperin, en 4 générations: - Louis et son frère Charles de 1653 à 1679 - François “le Grand”, intérim de Delalande et son cousin Nicolas de 1665 à 1748 - Armand-Louis, fils de Nicolas de 1748 à 1789, assisté de son jeune frère Pierre. - son fils Gervais-François jusqu’en 1866.
D’un côté de l’église, la maison des Couperins est toujours là; une plaque commémore la permanence des Couperins ici.
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Saint Gervais

13, rue des barres, 75004 Paris

Orgue de tribune OdC >

ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt LES ORGUES
A4 L'orgue de St Gervais est l'un des plus anciens de Paris. Il a été construit par François-Henri Clicquot entre 1766 et 1768, en remplacement d’un instrument dont la construction a débuté en 1600 par Languedul et qui a été plusieurs fois remanié par Thierry. Lors de la construction du nouvel instrument, Clicquot a utilisé des parties de l'ancien orgue. Il a eu la chance d’être préservé de toutes modifications au cours des XIXème et XXème siècles, grâce à l’exemplarité des curés et titulaires de l’époque qui avaient conscience de la valeur matérielle et historique de l’orgue. Relevé en 1812 et 1843, par Dallery, il fut restauré en 1920- 1924 et 1967-1973. La plupart des 41 jeux sont anciens, ce qui est extraordinaire pour un orgue parisien. 17 jeux sont du 17ème siècle, 15 jeux sont du 18ème siècle et 5 jeux ont été reconstruits en 1974. De plus, toute la soufflerie est d’origine. 1600-1603 Un nouvel orgue fut réalisé par Matthijs Langhedul (21/II avec première octave courte). L’église n’étant pas achevée, l’instrument fut placé dans la tribune du transept sud. L'orgue comporte alors une vingtaine de jeux répartis sur deux claviers de 45 notes chacun (avec octaves courtes) et un pédalier de 9 notes. C’est la base de l’instrument actuel. Le buffet devait ressembler à celui que l’on voit aujourd’hui mais avec trois tourelles d’égale hauteur. 1628 L’église est achevée et l’on confie le transfert de l’orgue dans la nouvelle tribune en fond de nef au facteur Pierre Pescheur. Un Positif de Dos reçoit la division de Positif, la mécanique est refaite ainsi qu’une nouvelle console en fenêtre. L’octave courte est étendue pour obtenir 49 notes aux claviers manuels et un accouplement des deux claviers est ajouté. Quelques modifications sont apportées pour renforcer la composition de l’orgue et l’adapter à son nouvel emplacement: Mise en place d'un clavier de dessus de Récit faisant jouer le Grand Cornet Vrgs du GO, prolongement de la Montre (en 12') jusqu'à l'ut 1 de 16', modification des plein-jeux, remplacement des jeux d'anches en fer blanc par de la tuyauterie en étain, ré-harmonisation. 1649-1659 Pierre Thierry rajouta une division d’Echo avec 7 jeux, ajouta un Nasard et une Tierce neuve au Positif, ajouts de jeux à la Pédale. Les tailles de plusieurs jeux sont également grossies. Installation d'un Ut # 1 au Positif, GO et Pédale afin d'y mettre en place un ravalement au La 0. Mise en place d'un clavier d’Écho et d'une tirasse GO mobile, c’était là une grande nouveauté. L'orgue comporte alors 35 jeux répartis sur 4 claviers et un pédalier. 1676-1685 Restauration par Alexandre Thierry. Un Cornet de Récit est ajouté ainsi qu’un Bourdon 16’ et une Quarte de nazard 2' au Grand-orgue et un Larigot 1 1/3' au Positif. Le diapason est remonté d’un demi-ton (Si#). L’étendue des claviers manuels est portée à 51 notes pour le Grand-orgue et le Positif. 1714 François Thierry rajoute une Trompette 8’ au Récit sur une chape laissée libre au Grand-orgue par la suppression de la Flûte 4’. L’octave grave posté de l’Echo est supprimé pour faciliter l’entretien de la mécanique et améliorer le toucher. Les volets du grand corps de buffet sont supprimés. 1758-1768 Une grande restauration de l’orgue fut entreprise, d’abord par Louis Bessart, puis par François-Henri Clicquot à la mort de Bessart en 1764. Le buffet fut restauré et rehaussé dans l’état où on le voit aujourd’hui. La disposition générale de l’orgue fut revue mais le réemploi d’une partie importante de l’ancien matériel (sommiers, tuyauterie notamment) marquait une transition « douce » de l’instrument. En 1769, Clicquot remplace le Cromorne 8' du Positif par un neuf. En 1778, remplacement de la Flûte 4' du Positif par un Clairon 4'. L’entretien fut assuré par Clicquot jusqu’à sa mort en 1790 puis par son associé Pierre Dallery. L’orgue échappa de justesse à la disparition pendant la fermeture de l’église à la Révolution. 1811 Relevage par Pierre-François Dallery. Les mixtures du Grand- orgue et du Positif furent enlevées, ainsi que le Larigot 1 1/3' du Positif. Le Grand-Orgue reçoit en outre une deuxième Trompette 8' (grosse Trompette). Le Positif est pourvu d'un Basson-Clarinette 8' fait de tuyaux de récupération (Clicquot ?) et la tuyauterie du Larigot sert en partie à confectionner un dessus de Flûte 8'. 1843/54 Louis-Paul Dallery restitue un Plein jeu VIrgs au GO et un Plein jeu Vrgs au Positif. Les 15 premiers tuyaux de la Montre 16' sont également changés. En 1854, il remplace un tuyaux de la Montre 16' en façade, endommagé lors d'un début d'incendie. 1909 Joseph Gutschenritter remet l'orgue en service avec un réglage de la mécanique et un nettoyage général de l'ensemble de la tuyauterie. La deuxième Trompette 8' du GO est déposée. Ses tuyaux sont ré-utilisés pour remplacer les tuyaux trop endommagés de la première Trompette 8' du GO ainsi que de la Trompette 8' de Pédale. Les cheminées des Bourdons sont coupées au profit de calottes mobiles. 1921-1923 L’orgue, qui avait subi des dommages lors d’un orage qui inonde les voûtes de l'église et du bombardement de l’église en 1918, fut réparé par Louis Beasse: Les six soufflets cunéiformes sont supprimés au profit d'une soufflerie moderne avec réservoirs à tables. Ré-haussement du bloc claviers. Un pédalier à l'allemande est mis en place ; le pédalier à la française étant toutefois conservé. Modification de la traction de la Pédale. Plusieurs rangs de tuyaux restent muets cependant, de même les échanges de tuyaux dans les jeux d'anches perdurent. 1949-1967 Relevage par Louis-Eugène Rochesson: reclassement des jeux d’anches, réouverture des tuyaux bouchés du Plein-Jeu du GO un Nasard 2 2/3' fait de tuyaux de récupération est également posé sur une chape vide du GO. 1968-1974 Restauration par Danion-Gonzalez. L’objectif était de restituer la disposition de 1768. Au Grand-orgue le Plein-Jeu IX a été reconstruit à neuf suivant les dispositions relevées sur le faux-sommier d’origine fort heureusement conservé. La Deuxième Trompette 8' de Dallery est toutefois conservée. Création d'une chape à flan de sommier pour la Voix Humaine 8'. Au Positif, le Plein-jeu de Dallery est maintenu, un dessus de Bourdon 8’ à cheminée est posé et le Basson- Clarinette 8’ est remplacé par un nouveau Larigot 1’. Construction d'une nouvelle mécanique. L’étendue de Pédalier est portée à 27 notes. Décapage du buffet. Tous les jeux retirés sont conservés à l’intérieur du buffet. 2000 Mulheisen effectue un nettoyage des tuyaux à bouche, nettoyage partiel des tuyaux d'anches. Diverses réparations et réglages mécaniques. Accord général, ajustement du tempérament.

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Source
Organiste titulaire Aude Heurtematte, Nicolas Bucher, Gaétan Jarry Grellety Bosviel, Elise Friot (les offices de semaine) Concerts Le premier samedi du mois à 16h (septembre-juillet) Site de la paroisse Samedi à 18h30, Dimanche à 11h Vidéo Frédéric Muñoz photos GO : Jeroen de Haan Autres photos : Victor Weller
1603 - Matthijs Langhedul (1) 1628 - Pierre Pescheur (5) 1649/59 - Pierre Thierry (2) 1676/85 - Alexandre Thierry (5) 1714 - François Thierry (5) 1758/68 - Louis Bessart & François-Henri Clicquot (3a) 1811 - Pierre-François Dallery (5) 1843/58 - Louis-Paul Dallery (6) 1909 - Joseph Gutschenritter (6) 1923 - Louis Beasse (5) 1949/67 - Louis-Eugène Rochesson (6) 1968/74 - Danion - Gonzalez (4) 2000 - Muhleisen (6)

V/41 - traction mécanique

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